• Quitter le salariat, c'est possible ! Il suffit de le vouloir. • - ByeBye Salariat !

• Quitter le salariat, c’est possible ! Il suffit de le vouloir. •

Anaïs

Ce que je retiens, c'est tout le développement personnel que l'entrepreunariat m'a poussé à faire. Quitter le salariat ce n'est pas simple, ça demande beaucoup de réflexion, de remise en question. C'est cet apprentissage que j'aimerais partager avec vous, car quitter le salariat et devenir entrepreneur n'est pas inné.

Vous l'avez compris, je m'appelle Anaïs, j'ai bientôt vingt-neuf ans. Vous allez le découvrir, j'ai mille et une casquettes et l'une des raisons c'est que je n'ai jamais vraiment su ce que je voulais faire dans la vie. Alors j'ai été scientifique... puis je suis devenue écrivain... et je suis maintenant entrepreneur à plein temps. Une métamorphose qui ne s'est pas faite sans souffrance !

J'ai appris, parfois malgré moi, que travailler dur n'est pas toujours suffisant. Et qu'il faut aussi avoir un objectif dans sa vie. Je suis passée par de nombreuses remises en questions et crises existentielles... pour devenir un peu plus chaque jour la femme que je souhaite être. Cela a impliqué de quitter le salariat....

Comment un tel changement a-t-il été possible ?

L'année 2015 a marqué un véritable tournant : j'ai pris deux claques magistrales ! Je peux vous le dire, ça réveille ! Quand on a l'impression toute sa vie que l'on contrôle tout, que tout va bien dans le meilleur des mondes... et qu'un beau jour, on se regarde dans le miroir pour se rendre compte que ce n'était qu'un leurre ! Aïe ! C'est ce que les anglophones appellent un "reality check" : quand la réalité vient vous frapper de plein fouet. Moi, je me suis purement et simplement rendu compte que pendant des années, je m'étais menti à moi-même, juste parce que j'étais une trouillarde. Si je n'arrivais pas à être heureuse dans mes tripes, c'était de ma faute, purement et simplement.

Grande claque n°1 : l'effondrement d'un mythe

Jusque là tout allait bien. J'avais validé mon master, je venais de passer un an aux Etats-Unis, dans des décors de rêves, je me sentais bien (du moins, lorsque je ne réfléchissais pas trop !). Début 2015, j'étais bien partie pour faire une thèse, un diplôme supplémentaire, juste au cas où. Très impact par sa propre expérience aux Etats-Unis, Steven parlait déjà de changer de vie, de quitter le salariat... mais moi, c'était un peu abstrait tout ça. Je n'avais aucune idée de ce que je voulais, alors j'ai demandé à ce qu'il me laisse 3 ans, le temps de mon doctorat et qu'on verrait ensuite.

Trois semaines après avoir commencé ma thèse en mars 2015, je voulais déjà démissionner ! Je me suis retrouvée face à un chef à l’opposé de celui que j’avais connu aux États-Unis ! Il refusait de me faire confiance, il ne me laissait pas les rênes, n’écoutait aucune de mes propositions. J’étais simplement sa ‹‹ petite main ›› écervelée, une technicienne, à sa disposition. Mon chef représentait tout ce que je détestais dans le salariat et mes précédents boulots d’été. Il y avait cette folie des horaires par exemple. Je devais arriver et partir à une certaine heure pour prouver mon implication, même si c'était contre-productif. Demander un week-end prolongé, partir en vacances était presque des sujets sensibles... je suis tombée de l’armoire !

Jamais je n'avais été aussi frustrée. J'ai d'abord remis en question mon poste, cherchant une autre thèse, puis ma volonté de faire un doctorat en prospectant pour d'autres emplois dans la recherche, comme ingénieur. Mais il n'y avait que des emplois de techniciens dans ma région ! J'ai alors commencé à abandonner l'idée de faire de la Science. Après tout, je ne m'étais jamais imaginée maître de conférences, professeur, chercheur... Jamais je n'avais pensé faire 40 ans de travail dans ce domaine, j'avais simplement, d'années en années, fait mon bonhomme de chemin... sans réfléchir à mes rêves.

Grande claque n°2 : premier pas dans l'entrepreunariat

Après cette révélation, je me noyais dans un verre d'eau. Je n'avais plus confiance en moi-même, en mon avenir, je ne savais plus quoi faire. Pendant ce temps, Steven continuait à se former sur les investissements immobiliers, le blogging..., pour se préparer à quitter le salariat. Je l'écoutais distraitement m'en parler, jusqu'en juin 2015, où Steven a lancé cette idée : et si je publiais mon premier roman, en tant qu'auteur indépendant ?

Naissance d'un livre

Depuis l'âge de 12 ans, je suis passionnée par l'écriture. J'ai longtemps écrit pour le plaisir sans penser à publier. Les choses ont commencé à changer aux États-Unis. Je parlais à Steven d'une nouvelle idée d'histoire, il m'a répondu : ‹‹ tu commences toujours des histoires, tu n'en termines aucune ! ››. C'est l'un de mes défauts (sur lequel je travaille) : commencer, sans terminer. J'ai donc accepté le challenge et avant de revenir en France, j'ai terminé mon premier roman.

De retour en France, je l'ai proposé en relecture à mon entourage et des amis plus ou moins proches. Tous ont apprécié l'histoire et m'ont encouragée à aller plus loin, alors pour échapper à l'enfer de ma thèse, je me suis formée au blogging. Avec l'aide de Steven, j'ai pu monter mon premier blog ‹‹ Les Livres d'Anaïs W. ››. En octobre 2015, je devenais officiellement auto-entrepreneur et je publiais mon premier roman ‹‹ Au-delà des tours ››.

Crise existentielle d'une apprentie entrepreneur

Ce fut ma première expérience dans l’entrepreunariat et je peux vous le dire, j’ai failli ne pas en ressortir indemne. Derrière tout l’aspect pratique et technique de la publication de mon roman, j’ai dû faire face à une crise existentielle. De nombreuses questions, auxquelles je ne voulais pas faire face depuis le début de ma thèse, ont ressurgi. C’était des questions initialement posées pour mon site et mon livre, qui se sont ensuite plus largement posées à ma vie : que voulais-je faire ? Devenir ? À quoi est-ce que j’aspirais vraiment ?

Du mois de juin au mois de novembre 2015, je suis passée par de très mauvaises périodes. J’étais parfois vraiment déprimée, ayant l'impression de revenir à la crise d'adolescence. Ça a été très difficile de me rendre compte que jusqu’à présent, j’avais juste erré sans objectif clair, par pure fainéantise. J’aimais la facilité, ne pas me poser de questions et ne pas me regarder en face. Aujourd’hui, alors que j’avais un nouveau projet, que je voulais changer de vie, ça ne suffisait plus. J'allais devoir fournir des efforts, pour moi, insurmontables.

Je commençais en effet à savoir ce que je voulais : être libre, indépendante, faire les choses pour moi et gagner de l’argent en me faisant plaisir, avoir du temps pour éduquer mes enfants, voyager… Pour cela, j’allais devoir changer, cesser de faire ce qui ne me correspondait pas et surtout, modifier mon attitude, radicalement.

C'était vraiment mal parti !

Des années parcourues à l'aveuglette, des années perdues

J'ai toujours été médiocre à l'école. Je me contentais d'avoir la moyenne pour passer de classe en classe et je ne savais pas ce que je voulais faire, j'étais aussi fainéante ! Je préférais pendre le chemin le plus simple sans trop me soucier de ce que ça allait m'apporter. J'ai donc passé un Bac Economique et Social, juste parce que c'était le moins compliqué !

J'ai commencé à travailler dur pendant mon année en classe préparatoire, pour une école de Diététique à Toulouse, après le BAC. Enfin, je voulais avoir des résultats, être la meilleure, faire mes preuves... fini la crise d'ado, il était tant de bosser ! Pourtant je travaillais d'arrache pied... sans savoir pourquoi ! En effet, la diététique semblait me plaire, je n'avais pourtant pas réfléchir si, sur le long terme, cette profession me correspondait vraiment.

La preuve, quatre mois avant la fin de l'année, j'ai commencé à douter. Il n'y avait pas de la place pour tout le monde à la sortie de cette classe prépa, et mes camarades étaient de vrai requins. Je ne me sentais pas du tout comme ça et je me suis demandée pourquoi ? Pourquoi moi, je ne voulais pas me battre pour accéder à cette formation ? J'en ai déduit que ce n'était pas un milieu pour moi, où je me sentais à ma place. J'avais une certaine aisance à me résigner !

La biologie était ma matière favorite au lycée et j'en avais beaucoup fait dans la classe prépa. C'était la matière dans laquelle j'avais (enfin) des facilités ! Alors que j'étais accepté à la formation de diététique (10 personnes sur 35 l'ont été), j'ai alors rejoint la Fac de Science à Toulouse. Je suis restée à l'université 5 ans, j'ai certes un peu navigué entre les différentes filières de la biologie, mais j'ai fini par valider un master sur les virus, par lesquels j'étais fascinée !

Je venais de faire six longues années d'étude. Contrairement à mes camarades du master, je ne rêvais pas de thèse, de financement... Je rêvais des Etats-Unis où Steven allait faire son post-doctorat. J'avais peur mais j'avais la bougeotte. Toujours mal dans ma peau et jamais vraiment satisfaite, je voulais du changement. C'était en juillet 2013 : je quittais mère-patrie, je mettais une nouvelle fois derrière moi, mes doutes, mes questions en espérant que les réponses me viendrais... en toute simplicité !

Le salariat : un refuge pour ne pas faire face à moi-même

J'avais commencé à m'imprégner de l'univers du salariat lors de mes jobs étudiants : pour moi, cela représentait de l'argent pour vivre toute l'année, mais aussi des confrontations avec la hiérarchie. Dans aucun travail, je ne suis parvenue à me faire entendre. Si je donnais mon avis sur quelque chose qui pouvait être amélioré, on me disait de rester à ma place. Voilà ce qu'était déjà pour moi le travail de salarié : argent et frustration. Pourtant, le jour où j'ai trouvé mon premier ‹‹ vrai ›› boulot aux Etats-Unis, j'ai été envahi par un sentiment de fierté et de liberté : enfin, j'allais avoir de vraies vacances, payées qui plus est, j'allais pouvoir m'offrir les choses que je demandais d'habitude à Noël !

Éternelle insatisfaite

Plus jeune, je rêvais d'un pavillon, d'un chien, d'avoir des enfants et une vie rangée. Les Etats-Unis ce n'était plus très loin d'être ça ! Nous avions une maison de 100 mètres carrées avec une vue sur les canyons, nous allions aux restaurants plusieurs fois par semaine... vraiment, nous n'étions pas à plaindre ! J'ai même pu avoir ma première voiture rien qu'à moi, et celle de mes rêves, un vieux Jeep Cherokee comme mon papa ! Une vie sans trop de contraintes financières donc, avec en prime, des paysages magnifiques !

Arches National Park
Vue à l'entrée du Arches National Park - Utah
Jeep Cherokee Dream
Off-road avec ma "Jeepy", voiture de mes rêves !

Pourtant, chaque fois que j'ai été stable dans ma vie, je me suis sentie coincée, emprisonnée. C'était le cas en classe préparatoire de diététique, pendant le master : j'étais bien intégrée, j'avais de bonnes notes, mais ça ne me suffisait pas. Pendant mes études, j'étais frustrées et je mettais ça sur le dos de l'argent qu'il fallait compter... Une fois aux Etats-Unis, malgré tout ce que j'avais et possédais, le rêve que je vivais, je continuais à me plaindre. Nous avions l'argent, mais pas les vacances (12 jours par an !), j'avais une maison, mais pas ma famille près de moi... nous voyagions, mais pas assez... nous allions aux restaurants, mais pas français !

Finalement, la décision la plus importante de ma vie

L'impact de mon expérience aux États-Unis

Pendant un an aux Etats-Unis, j'ai été Assistante de Recherche. Dans l'un des plus gros laboratoire gouvernemental américain (le Los Alamos National Laboratory), j'ai dû prendre les rênes d'un nouveau projet sur le virus de la grippe. J'étais seule pour tout gérer et ne devais rendre des comptes qu'à mon chef. C'est le seul travail où l'on m'a encouragée et poussée à faire les choses par moi-même. Si je n'étais pas contente, ça ne tenait qu'à moi de changer ! Mon chef voulait un véritable "cerveau", qui prenait des décisions, inventait, innovait. C'était effrayant au début car j'adore qu'on me dise ce que je dois faire (c'est toujours un peu le cas !). À la fin de l'année, je suis ressortie transformée, j'avais repoussé mes limites et gagné une autonomie folle !

Je pense que, même si je n'en avais pas conscience au début, cette expérience a eu un impact considérable sur l'année qui a suivi, lors de mon retour en France. Parce que j'ai découvert que je pouvais aller au-delà de mes peurs et me surpasser. Je pouvais faire les choses SEULE, pour moi, par moi-même. J'insiste, mais je vous assure, c'est très contre-nature pour moi !

Ma première décision prise avec les tripes : quitter le salariat

Quand je suis revenue en France, que j'ai commencé cette thèse avec mon chef psycho-rigide, c'est comme si toute l'évolution personnelle que j'avais accompli l'année précédente ne servait plus à rien. J'étais redevenue une esclave, celle de l'entreprise pour laquelle je travaillais, celle de mon chef... celle du salariat. Je ne travaillais plus pour moi-même, je travaillais pour les autres, plus que jamais. La décision a été extrémement dure à prendre, longue et douloureuse, mais elle était inéluctable.

Début décembre 2015, j'ai pris la décision la plus importante de mon existence. Pour une fois, j'ai senti qu'elle venait de mes tripes, elle n'était pas influencée par les discours de Steven, par mes peurs. Je me suis assise face à Steven et je lui ai dit : ‹‹ je démissionne de ma thèse, je trouve un boulot temporaire (le temps de finaliser notre achat immobilier) et après, c'est terminé ››. J'avais maintenant un an pour me former, me préparer psychologiquement, décider ce que je voulais faire et être. Un an, ni plus ni moins.

Un apprentissage

Aujourd'hui, en novembre 2016, je peux vous dire que ma vie a littéralement été transformée par ma décision de quitter le salariat. Mois après mois, J'ai appris à me fixer des objectifs, j'ai lutté tous les jours pour ne pas baisser les bras et revenir à la simplicité. Ce que je retiens, c'est tout le développement personnel que l'entreprenariat m'a poussé à faire. Quitter le salariat ce n'est pas simple, ça demande beaucoup de réflexion, de remise en question, ça demande de planifier, calculer...

Développement personnel de l'entrepreneur

Devenir et être un entrepreneur n'est pas instinctif pour tout le monde. Il y a des gens qui naissent "entrepreneur" dans l'âme. Dès le plus jeune âge, ils montrent des aptitudes comme  la passion, la créativité, le leadership, la persévérance... et lorsqu'ils entreprennent quelque chose, leur famille et leurs amis leur disent souvent qu'ils sont ambitieux et destinés à réussir. Peut-être vous êtes de ceux-là, je ne le suis clairement pas, vous l'avez compris. J'ai donc dû apprendre à être un entrepreneur et c'est cet apprentissage que j'aimerais partager avec vous dans ce blog. Peut-être que vous vous reconnaitrez dans mon histoire et qu'elle sera une source d'inspiration pour vous.

Nous serons deux sur ce blog, à aborder les raisons de nos démissions, nos formations, nos projets. Mais Steven et moi sommes très différents, nous évoluons à des rythmes et à des niveaux différents. Je n'ai pas la même appréhension du risque, des chiffres que lui. C'est donc de mon point de vue plus féminin et plus émotionnel que je partagerais avec vous mon ressenti sur développement personnel de l'entrepreneur. Comment devient-on un entrepreneur dans ses tripes ? Quelles sont les étapes indispensables ? Comment être sûr que ça nous correspond ? Peut-on tenir lorsque l'on doute de tout ? Ce que je dirais sera basé sur mon vécu (passé et quotidien), mes lectures, mes formations. Je vous confierais mes coups durs, mes réflexions, mes doutes... et mes joies, bien sûr, en toute transparence.

La puissance du couple...

Je vous le confie ici, Steven et moi sommes ensemble depuis 2006. Depuis 10 ans, au moment où j'écris ces lignes, il me guide et me transmet sa force. Vous le verrez dans mes articles : il a été mon mentor mais je souhaite préciser une chose capitale : jamais il ne m'a imposé quoi que ce soit. C'est moi, qui en grandissant, lui ai dit :  ‹‹ j'aimerais être une femme épanouie, gracieuse, déterminée... ›› et depuis, il m'y encourage chaque jour, me poussant parfois dans mes retranchements. Si demain, je venais à lui dire ‹‹ je veux être salariée, faire 35h par semaine dans un boulot qui m'ennui parce que c'est plus simple ›› alors il me laisserait faire. Sachez que chacune de mes décisions, même si influencée par Steven, a été murement réfléchi et faite en pleine conscience. Le choix de changer ne peut venir que de soi-même... vous l'apprendrez aussi.

La puissance de notre couple, c'est aussi une multitude de projets communs et individuels pour réussi dans notre nouvelle vie d'entrepreneur. Je vous l'ai dit, en parallèle de ByeBye Salariat !, je travaille toujours sur mes projets littéraires sur mon blog Les Livres d'Anaïs W.. Steven, lui, dédie son temps au développement d'un site internet pour aider les lycéens à réussir en maths, appelé ‹‹ Les Maths en Tongs ››. Nous avons également d'autres projets en commun, notamment la création d'une boutique e-commerce et nous restons chaque jour à l'affut de nouvelles idées !

Vous entendrez parler de tout cela plus en détails au fil des articles rédigés par Steven ou moi ! Au-delà de notre histoire, ce qui compte c'est aussi la votre ! Nous avons décidé de créer ce site pour rencontrer, aider de nouvelles personnes, alors ne soyez pas timide ! Ce site est un endroit où vous pouvez partager sur votre vécu, votre expérience, vos projets. Vous pouvez nous donner vos avis, vos suggestions, poser vos questions dans les commentaires de chaque article ou via le formulaire de contact... Si nous avions voulu resté seul dans notre coin, je ne serais pas en train d'écrire ces lignes alors n'hésitez pas ! Vous l'avez vu, nous sommes très sympa 🙂

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A votre bonheur,
Anaïs.

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