Comment prendre des décisions m’a permis de repousser mes limites

Par Anais | Le bon état d'esprit

Prendre des décisions

Savoir choisir et prendre des décisions, mais surtout, savoir mettre toute son énergie pour atteindre un objectif donné est fondamental, autant pour le développement personnel, que pour se forger en tant qu’entrepreneur.

Je l’ai appris, après des jours, voire des années à ne jamais faire de choix ou à les faire bêtement. Après m'être retrouvé au pied du mur en 2015, alors que je devais changer ma vie et me remettre en question, j'ai dû apprendre à faire des choix pour moi-même et surtout, à tout faire pour les respecter. J’ai ainsi pris conscience du pouvoir de la prise de décision : une fois déterminé, tout devient possible.

Quand on a plus le choix... que de choisir

Vous ne me connaissez pas, mais aux premiers abords, en me rencontrant, vous diriez sûrement comme mes amis : Anaïs, elle rigole, elle est radieuse, elle a la pêche, un peu trop parfois ! Ce que mes amis me disent moins, c'est que j'avais (et j'ai encore un peu) une forte tendance à me plaindre et à râler.

​Durant dix ans, Steven a lutté contre ma négativité : je n'étais jamais contente et j'étais lunatique. Rien n'allait, mais je ne changeais rien pour arranger les choses. Je me plaignais de ne pas me sentir "femme", alors que je rongeais les ongles et marchais comme un cow-boy (on en se moque pas ^^), je disais ‹‹ quelque chose cloche dans ma vie ››, sans prendre la peine d'y réfléchir.

une bonne journée

Un jour pourtant, je n'ai plus eu le choix, je me suis retrouvée face au mur. En 2015, alors que je remettais mon avenir professionnel en question, j'ai pris conscience de ma passivité pendant des années : je m'étais laissée bercer par le temps, j'avais fait mes études sans réfléchir à ce à quoi j'aspirais... Finalement, arrivée là un peu par hasard, je n'étais pas heureuse, vraiment pas. Il était tant que ça cesse et j'allais devoir prendre des décisions, sérieusement.

Choisir pour soi-même et non pour les autres

La solution a mon mal-être, Steven me la répétait tous les jours :  ‹‹ personne ne peut prendre des décisions à ta place ››... mais je ne l'écoutais pas, je ne voulais pas l'écouter... parce que c'était trop compliqué. Jusqu'au jour où, finalement, je n'ai plus eu le choix.

En effet, personne n'allait cesser de ronger ses ongles pour moi, personne n'allait décider pour moi de ce que je voulais faire de ma vie et devenir. J'avais bien essayé parfois, de laisser mes ongles pousser, de dire ‹‹ je vais faire ça comme travail ›› après une nouvelle engueulade avec Steven, une nouvelle crise d'angoisse... mais après quelques jours, deux semaines tout au plus, je revenais au point de départ.

Pourquoi cela ne fonctionnait-il pas ? Parce que je prenais les décisions pour les autres. Pour que l'on me laisse tranquille et non pour moi. La décision ne venait pas de moi-même, elle était influencée.

Choisir pour soi-même signifie que l'on a pleinement conscience des raisons qui nous poussent à faire un choix. Est-ce pour arranger un problème ? Sortir d'une situation compliquée ? Me concernant, j'ai dû faire des choix sur ma carrière professionnelle : démissionner et quitter définitivement le salariat et devenir entrepreneur. Cela m'a poussé à prendre des décisions plus personnelles et ainsi, à redéfinir la personne que je souhaitais devenir : arrêter de ronger mes ongles, être moins négative et lunatique, me comporter davantage comme une femme qui a confiance en soi, et non comme une ado nerveuse et mal dans sa peau.

L'ensemble de ces choix me permet aujourd'hui de vous dire que je suis de plus en plus épanouie. Enfin, j'ai la sensation - et le bien-être - d'être en cohérence avec ce que je veux faire et devenir. 

Pourquoi prendre des décisions est la clef de l'épanouissement ?

Je ne saurais vous dire ce qui s'est passé dans mon esprit le jour où j'ai complètement saisi le sens de la phrase de Steven.

‹‹ Personne ne peut prendre des décisions à ta place ››

Lorsque j'ai pris mes premières décisions par moi-même ce fut un véritable déclic. J'ai compris que l'on n'avait rien sans rien, qu'il fallait que j'arrête d'être paresseuse et que je fasse des efforts pour atteindre les objectifs que je m'étais fixés et être heureuse. Surtout, lorsque j'ai enfin commencé à prendre des décisions pour moi et par moi-même, je me suis sentie transportée et pleine d'une nouvelle énergie.

Je vous invite à découvrir l'article complémentaire : 

Ma vie a changé quand j'ai arrêté d'être paresseuse

Cela m'a permis d'être plus déterminée et de mieux encaisser les coups durs. Comme je savais pourquoi je faisais les choses, dans mes tripes, les obstacles les plus difficiles – et même les échecs - sont devenus surmontables. J'ai enfin pu repousser mes limites et commencer à m'accomplir personnellement.

possible vs. impossible

J'ai commencé à être moins négative. Après tout, ce que je faisais à présent, c'était moi qui l'avais décidé, personne d'autre. Si j'étais frustrée, angoissée, alors je devais m'adapter. Peut-être j'avais mis la barre trop haut ? Peut-être je devais faire des étapes intermédiaires ? Me remettre en question ? Je devais juste redoubler d'efforts pour continuer à aller de l'avant.

La réalisation de tous ces efforts et cette sensation d'aller de l'avant pour les bonnes raisons fait que je me sens aujourd'hui accomplie et épanouie : j'ai travaillé dur pour être heureuse et il m'est arrivée d'être surprise par moi-même. Je me suis rendue compte que j'étais capable d'aller bien plus loin que ce que je pensais. J'ai ‹‹ survécu ›› à des périodes de forte pression psychologique (liées à ma démission et à toutes les décisions sur mon avenir) sans craquer et m'effondrer, ce que j'aurais fait en tant normal.


Le mot de la fin 

Appliquer au quotidien mes décisions prises parfois sur le long terme n'a pas toujours été facile. Pour ne pas me démotiver et rester concentrée sur mes objectifs, je me suis aidée de rituels : à chaque comportement (manière de pensée ou gestuel) plutôt que de me dire que je ne devrais plus le faire, j'ai associé un rituel positif. Par exemple, pour arrêter de ronger mes ongles, il était clair que ça ne me suffisait pas de me dire ‹‹ c'est terminé ››, c'était une habitude bien trop ancrée. Alors, quand je commençais à mettre mes ongles à ma bouche, aussitôt que ma conscience m'alertait, je mettais en place un rituel positif. Je me forçais à me lever, à respirer et à me laver les mains longuement, comme si je nettoyais la tentation accumulée. Je l'ai effectué aussi souvent que nécessaire.

À venir, un article sur l'importance des rituels...

Il est aussi capital de ne pas céder aux excuses et de savoir les reconnaître lorsqu'elles sont formulées. Je me disais toujours ‹‹je suis trop fatiguée pour faire ça ››, ‹‹ je n'aurais jamais le courage ››... et le jour où j'ai cessé de me trouver des excuses et d'écouter ma fainéantise, j'ai fait des choses énormes et me surpasser.

C'est à votre tour  ! Avez-vous l'habitude de prendre des décisions ? Est-ce simple ou difficile ? Dans quel état d'esprit êtes-vous ? Quelles sont vos méthodes pour aller jusqu'au bout de vos choix ? Partagez votre ressenti dans les commentaires, votre expérience peut nous être utile, ainsi qu'aux autres lecteurs !

Quoi qu'il arrive, rappelez-vous que vous êtes les seuls à pouvoir prendre des décisions, personne ne fera les efforts à vos places. 😉

À votre bonheur,
Anaïs.

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(3) commentaires

Anne-Sophie 24 avril 2017

Hello,
Merci pour le partage, c’est un article intéressant ! Perso, je suis encore au stade où je n’arrive pas à prendre une décision seule. J’ai toujours besoin de l’avis de quelqu’un pour me rassurer, sinon j’aurai l’impression d’avoir fait une bêtise.

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    Anais 24 avril 2017

    Hello Anne-Sophie !
    Merci pour ce retour sur cet article, je suis heureuse qu’il t’ait intéressée et j’espère que tu y as trouvé quelques pistes pour prendre des décisions. Je comprends tout à fait ton besoin d’avoir un avis, j’étais beaucoup comme ça au départ. Sauf que finalement, les personnes a qui on demande ne sont pas toujours de bon conseil. Elles ne savent pas tout et particulièrement pas ce dont tu as besoin. Elles peuvent t’induire en erreur, involontairement.

    Le mieux c’est d’abord de gagner en confiance. Plus tu prendras des décisions par toi-même, plus ça sera simple, plus tu seras fière et plus tu auras envie de continuer ! C’est comme ça que ça a marché pour moi ^^ Ensuite, sache qu’il n’y a pas de bêtises, de bonnes ou mauvaises décisions… mais je ne vais pas faire tout un discours ici 🙂

    Tout ça nous l’expliquons en détail dans notre eBook. Je te recommande de le télécharger, il peut t’aider à prendre des décisions de manière générale même si notre ebook est orienté “décision pour réinventer sa vie”. Voici le lien : https://www.byebyesalariat.com/ebook

    En tout cas, même si tu prends des décisions avec l’aide des autres, c’est toujours mieux que d’en prendre aucune, et ça c’est génial !
    A bientôt,
    Anaïs

    Répondre
      Anne-Sophie 28 avril 2017

      Merci beaucoup, Anaïs, je n’hésiterai pas de télécharger votre eBook. Il faut absolument que j’arrête d’avoir ce sentiment de culpabilité lorsque je prends une décision sans avoir consulté mon fiancé ou ma mère d’abord !

      Répondre
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