Comment ma vie a changé quand j'ai arrêté d'être paresseuse

Ma vie a changé quand j’ai arrêté d’être paresseuse

Par Anais | Le bon état d'esprit

Le jour où j'ai arreté d'être paresseuse

Toute ma vie, j'ai fait les choses par défaut : mes études, mes choix, mes relations... Je m'en suis rendu compte le jour où je me suis retrouvée au pied au mur : je n'étais finalement pas heureuse dans mon travail et je me sentais toujours frustrée par quelque chose. Pendant longtemps, j'avais refusé de regarder cette vérité en face et de faire les efforts nécessaire pour changer. Le jour où j'ai arrêté d'être paresseuse, j'ai pu définir de nouveaux objectifs et les atteindre, coûte que coûte. Je me suis enfin sentie épanouie et ma vie, mes projets, étaient en cohérence avec mes rêves et non plus, un long chemin hasardeux.

Être fainéant est une tendance naturelle. Il m'a fallu beaucoup d'effort pour reprendre ma vie en main et ne pas céder à la facilité. Peut-être vous voyez ce que je veux dire 😉 Dans cet article, je reviens donc pour vous sur cette étape décisive de mon parcours vers l'entreprenariat.

J'étais paresseuse...

Vous l'avez peut-être entendu dire, l'humain aime la facilité par nature, et honnêtement, j'étais comme ça. J'aimais me laisser guider par les diktats sociaux, par l'avis des autres, par la routine... J'écoutais et j'agissais par mimétisme, sans savoir pourquoi, ni si cela me correspondait.

Je suis fainéante

Pourquoi j'étais comme ça ? Pourquoi être attiré par la simplicité ? Car se regarder en face et changer fait peur. Le changement me paralysait, je voulais rester cachée dans ma petite routine, avec mes oeillères. Je ne savais pas si changer allait m'apporter quelque chose de positif et je préférais ne rien faire, plutôt que de me tromper, de prendre des risques (même minimes). Des années durant, je suis restée passive.

Alors voilà, sans regrets, je pense être passée à côté de beaucoup de choses, juste parce que je n'avais pas le courage de me regarder en face et de prendre des décisions.  Je pense que je n'ai pas pu ou su apprécier certains moments car je n'étais pas en phase avec moi-même. C'est pourquoi, j'ai dû un jour reprendre ma vie en main. Et pour cela, il a fallu que j'arrête d'être paresseuse.

... jusqu'au jour où je n'ai plus eu le choix

Toute ma vie - jusqu'à ce que je change radicalement cette dernière - j'avais ce petit sentiment d'inconfort, de manque de confiance en moi permanent, cette impression que je n'étais pas moi-même. Je n'étais jamais satisfaite et je me plaignais tout le temps. Par simplicité, je préférais ne pas me demander pourquoi et je ne pouvais donc rien faire pour changer...

Jusqu'au jour où je me suis retrouvée au pied du mur. C'était en 2015, après un an aux Etats-Unis. Je venais de commencer une thèse en biologie, dans un laboratoire renommé, à Paris. Dès les premières semaines de travail, j'ai pris une énorme claque.

Plus le choix
‹‹ J'ai arrêté d'être paresseuse,
pour être heureuse ››

Mes débuts dans le laboratoire se sont très mal passés : je ne trouvais pas ma place, j'avais de grosses difficultés relationnelles avec mon chef. Très vite, j'ai senti que j'allais devoir faire, changer quelque chose, mais quoi ?

De fil en aiguille, j'ai remis mon avenir professionnel en jeu, ce qui m'a amené à quitter le salariat. Mais j'ai aussi - et surtout - progressivement pris conscience que j'avais jusqu'à présent tout fait par défaut, mes études, mes relations, parce que je me pliais à ce que l'on me disait de faire, d'être (la société, l'école, les parents...). Finalement, j'étais loin d'être la personne que je souhaitais devenir et je me sentais très mal. 

J'ai dû sortir de ma léthargie, me regarder en face, et je peux vous le dire, ça fait très mal ! Mais un mal pour un bien !  J'ai passé des heures d’introspection pour enfin voir ce qui clochait dans ma vie et prendre les décisions radicales et nécessaires à changer les choses.

On n'a rien sans rien

Prendre conscience que l'on n'est pas heureux est une étape fondamentale. Prendre les décisions nécessaires à résoudre le problème est l'étape suivante et celle-ci aussi, ne se fait pas sans douleur.

Pour changer de vie et être heureuse, j'ai dû fournir des efforts colossaux pour lutter contre moi-même et mon envie de revenir à la simplicité. J'ai fait de nombreux faux pas, j'ai eu envie de baisser les bras, parce que j'étais ‹‹ trop fatiguée ››, parce que s'était ‹‹ trop dur ››.  Mais je vous le dis tout de suite : ça en vaut la peine. Une fois que la machine est en marche, que l'on a vu de quoi nous sommes capables, plus rien ne nous arrête. 

Et pour parvenir à faire ces efforts sans se démotiver, contrairement à ce que j'avais fait toute mon enfance... jusqu'à mes 27 ans : il faut se fixer des objectifs, apprendre à faire des choix. Pour faire face aux coups de mou, à mes petites déprimes, aux doutes, j'ai dû écrire noir sur blanc quels étaient mes rêves : qu'est-ce que je voulais devenir ? Où est-ce que je voudrais être dans cinq ans ? C'est en répondant à ces questions, que j'ai trouvé le courage de repousser mes limites.

La réussite

Le mot de la fin 

Si vous le souhaitez, j'ai écrit un article complémentaire à celui-ci : comment prendre des décisions m'a permis de repousser mes limites. Je vous invite à le lire dès que possible !

Je vous encourage également à prendre le temps de réfléchir chaque fois que vous ressentez un petit pincement dans votre estomac, que vous vous sentez angoissé ou en incohérence avec vous-même. C'est une chose importante que de savoir s'observer afin de déterminer ce qui va ou ne va pas dans notre vie. Le but, bien entendu, est de changer ce qui ne convient pas et nous rend malheureux ! 

Vos témoignages sont les bienvenus dans les commentaires ! Est-ce que, comme moi, vous vous sentez - vous êtes sentis - parfois attirés par la simplicité ? Avez-vous aussi pris le temps de réfléchir à ce que vous voulez vraiment pour vous et dans votre vie ? Qu'avez-vous éprouvé ? Vous avez la parole !

À votre bonheur,
Anaïs.

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A propos de l'auteur...

Que se passe-t-il quand, après un BAC+5, le monde du travail n'est pas ce qu'on attendait et que la passion d'écrire des romans prend le dessus ? Un changement de vie !

  • Anne-Sophie dit :

    Quand on fait quelque chose que l’on n’aime pas, on a toujours tendance à être nonchalant. J’ai remarqué cela lorsque j’ai eu mon premier boulot. Je n’aimais pas ma vie et je remettais donc tout ce que j’avais à faire à plus tard. J’étais paresseuse en quelque sorte, mais depuis, c’est différent !

    • Anais dit :

      Coucou Anne-Sophie !
      C’est marrant ce mot “nonchalant”, je le trouve très bien choisi et très juste !
      Si depuis tu as trouvé un travail où tu te sens mieux et plus investie, c’est l’essentiel 🙂
      Etre dynamique et impliqué dans une activité est mieux pour la confiance en soi. C’est plus gratifiant et cela nous permet de grandir. Bien plus intéressant que de rester passif à attendre que quelque chose se passe ^^

      • Anne-Sophie dit :

        Le travail que je fais en ce moment me plait bien ! Je trouve que je suis beaucoup plus épanouie et investis. Mon fiancé a même trouvé cela bizarre que je ne me plaigne plus en rentrant du boulot le soir !

      • Lambert dit :

        Bonjour, j ai 43 ans et j ai pris conscience depuis longtemps que je trimballe un mal être général je suis toujours dans la plainte et je ne suis pas heureuse.je suis infirmière et je me culpabilise de ne pas changer de comportement, je m isolé, m éteins et ne trouve pas d aide qui me fait avancer.j ai conscience que je dois changer de comportement car j ai peur de perdre mon travail et je n arrive pas à avoir se projet.
        Je ne me suis investie dans rien et plus ça va,plus j ai peur.j ai du mal à me con centrer et me fixer des objectifs. Pouvez vous me conseiller ?

        • Anais dit :

          Bonjour.
          Sachez déjà que si vous avez conscience du mal-être c’est une bonne chose et c’est la première étape. Sachez ensuite qu’il n’y a pas de recette miracle.

          Si vous sentez que vous devez changer et si cela “traîne” depuis longtemps, il y a un moment où il vous faudra faire quelque chose de “radical” (pas forcément risquer, comme parler à une personne étrangère quand on est très timide…). ce n’est qu’en vous forçant à aller au-delà de vos peurs que vous finirez par vous rendre compte de leur “infondé”. Comment allez au-delà ? Quand j’ai très peur de quelque chose, ce qui m’aide c’est souvent de me renseigner et de faire un plan. J’ai peur de ça. Ok, mais pourquoi ? Qu’est-ce qui me manque comme information pour que ça devienne familier ?

          Ensuite, pour ce qui est de votre mal-être, vous avez écrit quelque chose d’intéressant : “je ne me suis investie dans rien”. Déjà je vous encourage à réviser ce jugement. Vous vous êtes bien investie dans quelque chose : votre famille ? Votre travail ? Mais peut-être que vous l’avez fait malgré vous, prise par le temps… peut-être qu’aujourd’hui vous aspirer à de la nouveauté. Vous êtes en recherche de “sens” et c’est tout à fait normal. Alors posez-vous la question : qu’est ce qui donne du sens à votre vie aujourd’hui ? Commencez par apprécier ce que vous avez… et éventuellement, demandez-vous comment vous pourriez donner plus de sens à votre vie en vous investissant dans de nouvelle chose. Cela peut-être une nouvelle activité (pour vous, comme le dessin… ou pour les autres, comme participer à une association… pur votre famille comme avoir un nouveau temps spécial, dédié à la découverte…)

          Renouer avec le bien-être peut passer ainsi par deux choses : le changement… et aussi l’acceptation. Accepter ce que nous avons, ce que nous sommes, la manière dont le monde tourne autour de nous. On peut aussi tout simplement accepter de ne pas aller bien. J’ai appris ça récemment et ça m’a beaucoup apporté. Accepter d’avoir ce mal-être, c’est arrêter de lutter contre, et c’est le prendre en considération pour aller mieux… Attention, l’acceptation n’est pas la résignation. Accepté, c’est se dire que les choses sont “là, tel quel et qu’elles sont bien comme elles sont”.

          Pour sortir de cette spirale, vous avez donc ces deux choix : accepter ce que vous avez, avoir un nouveau regard plus positif sur ce que vous avez construit… et éventuellement, le changer, pour tendre vers quelque chose qui vous correspondrait mieux.

          Voilà.. j’ai répondu sincèrement, comme j’aime le faire, sans trop me relire, avec juste mon ressenti à la suite de votre message. J’espère vous avoir donné quelques pistes à explorer pour que vous alliez mieux. Comme je le dis souvent “il ne faut rien attendre des autres, tout vient de soi”.

          Sincèrement,

          Anaïs

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